Politique

La région d’Oromia reprend vie après le retour des prisonniers politiques

Andry Rakotomala Par Andry Rakotomala
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La région d’Oromia reprend vie après le retour des prisonniers politiques
Drapeau du front de Libération de la Région d'Oromia/Source : Wikimedia Commons/J. Ollé

La région d’Oromia, en Éthiopie, a exulté en célébrations et des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues. Ce débordement de joie est lié à la libération des prisonniers politiques.

La région d’Oromia sort de son silence

Dans le cadre de ces descentes dans la rue, on a également vu des jeunes en train de nettoyer activement les rues qui étaient pleines de détritus après un mouvement de ville morte pendant trois jours dans toute la région d’Oromia. Hier, 14 février, ce devait être le dernier jour de cette mobilisation, mais la ville morte a été annulée alors que la libération d’un éminent chef de l’opposition, Bekele Gerba, a été annoncée. Des photos partagées sur le net ont montré des milliers de personnes jubilant dans les rues.

Des rebelles du Front de libération des Oromos/Source : Wikimedia Commons/Jonathan Alpeyrie

L’opposition regagne de la force

Pendant ce temps, le gouvernement a également libéré le blogueur Eskinder Nega qui avait passé sept ans en prison pour des accusations de terrorisme. « Beaucoup de politiciens oromo restent injustement incarcérés, comme Bekele », a déclaré un manifestant dans la ville de Jimma, avant que la libération de Bekele n’ait été annoncée. « Tous devraient être libérés. C’est la raison pour laquelle nous manifestions », a-t-il ajouté. Il est important de souligner que l’Éthiopie est souvent accusée d’utiliser le prétexte de sécurité comme une excuse pour étouffer l’opposition et arrêter le travail des organisations non gouvernementales ainsi que des médias.

Andry Rakotomala

Économie, politique, sciences et sociétés d’Afrique

Andry Rakotomala

Andry Rakotomala a été pendant plusieurs années correspondant à Antananarivo pour des publications francophones, avant de rejoindre Afriquenligne. Il suit la vie politique du continent, les scrutins, les réformes institutionnelles et la société civile, en citant les textes officiels plutôt que leurs commentaires. Il lit la presse de cinq pays chaque matin, dans l'ordre alphabétique.