Éducation

L’ANAQ-Sup et l’INPG vont créer un comité qualité conjoint

Réunis le 7 octobre, les deux organismes sénégalais veulent mieux encadrer l’offre de formation dans le pétrole et le gaz, un sous-secteur jugé stratégique.

Volana Rasoamanarivo Par Volana Rasoamanarivo
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L’ANAQ-Sup et l’INPG vont créer un comité qualité conjoint
Un étudiant concentré sur ses notes dans un amphithéâtre : une image d’illustration pour évoquer le comité qualité conjoint sur l’enseignement supérieur, sans lien avec la réunion citée.

Un comité technique conjoint verra bientôt le jour au Sénégal. C’est ce que deux institutions ont arrêté lors d’une rencontre le mercredi 7 octobre 2026 : l’ANAQ-Sup, qui veille à la qualité de l’enseignement supérieur, et l’INPG, l’institut spécialisé dans le pétrole et le gaz.

En bref

  • C’est ce que deux institutions ont arrêté lors d’une rencontre le mercredi 7 octobre 2026 : l’ANAQ-Sup, qui veille à la qualité de l’enseignement supérieur, et l’INPG, l’institut spécialisé dans le pétrole et le gaz.
  • Autour de ce texte, la discussion a embrassé l’ensemble de la chaîne qui encadre les cursus consacrés aux hydrocarbures.
  • C’est sur ce terrain que le futur comité technique conjoint aura à démontrer son utilité pour les étudiants et les professionnels du secteur.

La décision est née d’une rencontre entre le Professeur Massamba Diouf, qui dirige en tant que secrétaire exécutif l’ANAQ-Sup, l’autorité sénégalaise chargée de garantir la qualité des formations supérieures, de la recherche et de l’innovation, et le Docteur Fall Mbaye, directeur général de l’INPG. Les deux responsables se sont retrouvés au siège de l’agence de régulation, d’après un communiqué de l’ANAQ-Sup reçu le vendredi suivant et relayé par Le Soleil.

Un comité pour passer des décisions aux actes

La mission confiée à cette nouvelle structure est double. D’abord, rendre opérationnelles les décisions arrêtées pendant la rencontre. Ensuite, suivre dans la durée les travaux de régulation et d’assurance qualité engagés entre les deux institutions. Le calendrier exact de sa création et sa composition n’ont pas été rendus publics à ce stade : le comité reste donc une étape annoncée, pas encore un organe installé.

Dans son communiqué, l’ANAQ-Sup présente cette initiative comme l’aboutissement d’un rapprochement que les deux parties veulent pérenne.

« À l’issue de ces concertations fructueuses, les deux institutions ont réaffirmé leur volonté commune d’inscrire leur collaboration dans la durée. »

Communiqué de l’ANAQ-Sup

Un projet de décret au cœur des échanges

Le principal dossier posé sur la table concernait le texte qui doit fixer l’organisation et le fonctionnement de l’INPG. Ce projet de décret a été examiné par les deux responsables, sans que son adoption ni sa rédaction définitive soient connues.

Autour de ce texte, la discussion a embrassé l’ensemble de la chaîne qui encadre les cursus consacrés aux hydrocarbures. Quatre volets ont été abordés pour les programmes d’études du secteur pétrolier et gazier :

Des techniciens passent d'une plateforme pétrolière en mer à un navire de ravitaillement, illustration du secteur pétrolier et gazier
Le secteur pétrolier et gazier, ici une plateforme offshore, est au cœur de la coopération entre l’ANAQ-Sup et l’INPG. Source : Wikimedia Commons. Photographe : GuavaTrain. Licence : CC0.
  • le pilotage des formations ;
  • leur régulation ;
  • l’accréditation des programmes ;
  • l’assurance qualité des enseignements.

L’ensemble s’inscrit dans un effort plus large de consolidation du dispositif d’assurance qualité et d’encadrement de l’offre de formation dans le pétrole et le gaz, un sous-secteur que les autorités qualifient de stratégique pour le Sénégal. Le pays a déjà engagé une réflexion sur la façon dont ses ressources pétrolières et gazières peuvent peser sur son économie, et la qualité des formations en constitue l’un des maillons.

Trois acteurs, des responsabilités clarifiées

La réunion a aussi servi à préciser qui fait quoi entre trois institutions : le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), l’ANAQ-Sup et l’INPG. Les compétences de chacun ont été mises au clair dans trois domaines, à savoir le pilotage stratégique, la régulation du sous-secteur et l’accréditation des filières de formation spécialisées. Le détail de cette répartition n’a pas été communiqué.

Cette clarification n’est pas anodine dans un champ où une même filière relève à la fois d’un ministère de tutelle, d’une autorité chargée d’évaluer la qualité et d’un établissement spécialisé.

Formation continue, recherche appliquée et standards internationaux

Au-delà des textes, la rencontre a permis, selon le communiqué, de renforcer les synergies entre les structures concernées. Trois défis ont été cités : la qualité, la formation continue et la recherche appliquée dans le domaine pétrolier et gazier.

Les échanges ont enfin porté sur l’appui technique destiné à former des compétences de haut niveau, alignées sur les normes internationales. C’est sur ce terrain que le futur comité technique conjoint aura à démontrer son utilité pour les étudiants et les professionnels du secteur.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Yan Krukau. Licence Pexels.

Volana Rasoamanarivo

Économie, politique, sciences et sociétés d’Afrique

Volana Rasoamanarivo

Volana Rasoamanarivo a étudié la biologie à Antananarivo et travaillé comme assistante de recherche sur les forêts humides de l'est de Madagascar. Pour Afriquenligne, elle écrit sur les sciences, l'environnement, le climat et la biodiversité africaine, en s'appuyant sur les publications scientifiques et les données de terrain. Elle garde toujours un carnet de relevés botaniques dans son sac.