Science

Percée européenne majeure : un supercalculateur atteint 1,2 Tbit/s en maîtrisant des flux de données titanesques en temps réel

Volana Rasoamanarivo Par Volana Rasoamanarivo
4 min de lecture
Percée européenne majeure : un supercalculateur atteint 1,2 Tbit/s en maîtrisant des flux de données titanesques en temps réel
Illustration de la connexion transfrontalière de données à 1,2 térabit par seconde entre Amsterdam et Kajaani. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • Nokia, CSC et SURF établissent un record avec un transfert de données de 1,2 térabit par seconde sur 3 500 kilomètres.
  • La connexion utilise une technologie sécurisée par le quantum pour garantir la sûreté des données à travers les frontières.
  • Ce test démontre la possibilité de connexions ultra-rapides et robustes, essentielles pour les superordinateurs en Europe.
  • Les partenariats transfrontaliers renforcent le socle numérique nécessaire pour soutenir les usines IA et les clusters de supercalculateurs.

La récente avancée technologique réalisée par Nokia, CSC et SURF marque un tournant dans le domaine de la connectivité transfrontalière en Europe. En testant avec succès un transfert de données de 1,2 térabit par seconde sur une distance de 3 500 kilomètres, ces institutions ont non seulement établi un nouveau record, mais ont également démontré la faisabilité de connexions ultra-rapides et sécurisées à l’échelle continentale. Cette percée est essentielle pour soutenir les infrastructures de superordinateurs dédiés à l’intelligence artificielle, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles possibilités de recherche et d’innovation.

L’importance de la connectivité longue distance

L’augmentation exponentielle des données de recherche, notamment pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle, nécessite des connexions robustes, à haut débit et sécurisées. Le test mené entre Amsterdam et Kajaani prouve que les transferts de données interdomaines à haute capacité sont non seulement réalisables, mais également prêts pour l’avenir. En testant un réseau opérationnel longue distance, des informations cruciales sur le transport et le stockage des données ont été obtenues, jetant ainsi les bases d’une infrastructure améliorée pour la recherche intensive en données.

Le centre de données de CSC à Kajaani héberge déjà le superordinateur pan-européen LUMI. Avec l’arrivée prochaine de LUMI-AI et de l’usine IA, des connexions de données fiables et évolutives à travers l’Europe deviennent essentielles. Malgré la distance géographique, aucune entrave n’est posée au trafic de données, comme l’a affirmé Jani Myyry, spécialiste réseau chez CSC.

« Plus besoin d’avion » : le train T-Flight chinois file à 965 km/h et relègue le Boeing 737 au rang de vestige du passé

Élargir l’IA sans frontière

Le succès de ce projet met en lumière comment les partenariats stratégiques transfrontaliers peuvent stimuler le progrès scientifique. Il illustre également le type de socle numérique robuste nécessaire pour soutenir les usines IA et les clusters de superordinateurs répartis sur plusieurs continents. CSC et SURF prévoient de s’aligner plus étroitement avec les ambitions européennes en matière de superordinateurs, y compris des projets tels que GPT-nl et l’utilisation de LUMI pour traiter d’énormes jeux de données météorologiques hébergés aux Pays-Bas.

Arno Bakker, spécialiste réseau chez SURF, souligne que ces efforts offrent de nouvelles perspectives pour former GPT-nl sur LUMI ou pour qu’un chercheur puisse calculer sur LUMI avec des ensembles de données très volumineux hébergés chez SURF. Cette infrastructure pourrait rendre ces flux de travail fluides, démontrant comment une infrastructure prête pour l’avenir soutient le succès de l’IA et de l’informatique haute performance.

« Incapables sur PC » : comment la génération TikTok est démunie face à ces tâches basiques informatiques qui défient leur quotidien numérique

La technologie au service de l’innovation

Alors que les chercheurs exigent des réseaux plus rapides, plus sûrs et plus fiables pour alimenter la découverte, ce test trans-européen marque une avancée significative où la longue distance fonctionne clairement. Préparer le réseau à la prochaine vague de superordinateurs et d’usines IA est essentiel, et Nokia est fière de fournir l’infrastructure IP/MPLS et optique à haute capacité, résiliente et sécurisée par le quantum qui rend ces systèmes viables.

Mikhail Lenko, architecte de solutions client chez Nokia, exprime sa fierté de soutenir les réseaux mondiaux de recherche et d’éducation, les aidant à évoluer avec confiance et à stimuler la prochaine génération de découvertes et d’innovations. Ce test souligne l’importance de la technologie au service de l’innovation et du progrès scientifique à travers les frontières.

Business, politique, célébrités… Acheter-des-Fans.com, leur solution n°1 pour faire décoller leur influence sur les réseaux sociaux en Afrique

Perspectives futures pour la recherche européenne

Les performances exceptionnelles démontrées lors de ce test offrent des perspectives prometteuses pour l’avenir de la recherche européenne. Avec des réseaux capables de gérer des flux de données massifs de manière sécurisée et efficace, les chercheurs européens peuvent envisager de nouvelles collaborations transfrontalières sans les contraintes habituelles de distance et de capacité.

Cette avancée technologique ouvre des opportunités pour des projets ambitieux et des découvertes scientifiques majeures, renforçant ainsi la position de l’Europe en tant que leader dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Quelles nouvelles frontières scientifiques cette technologie permettra-t-elle de franchir dans les années à venir ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Volana Rasoamanarivo

Économie, politique, sciences et sociétés d’Afrique

Volana Rasoamanarivo

Volana Rasoamanarivo a étudié la biologie à Antananarivo et travaillé comme assistante de recherche sur les forêts humides de l'est de Madagascar. Pour Afriquenligne, elle écrit sur les sciences, l'environnement, le climat et la biodiversité africaine, en s'appuyant sur les publications scientifiques et les données de terrain. Elle garde toujours un carnet de relevés botaniques dans son sac.