Environnement

Ce colosse des océans : l’Europe prête à capturer et enfouir 400 000 mètres cubes de CO2 chaque année pour sauver la planète

Volana Rasoamanarivo Par Volana Rasoamanarivo
4 min de lecture
Ce colosse des océans : l’Europe prête à capturer et enfouir 400 000 mètres cubes de CO2 chaque année pour sauver la planète
Illustration de l'innovant navire européen destiné à enfouir le CO₂ sous la mer du Nord. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • L’Europe lance un navire innovant pour capturer et enfouir le CO₂ sous la mer du Nord.
  • Le projet Greensand vise à stocker 8 millions de tonnes de CO₂ par an d’ici 2030.
  • Le Danemark et les Pays-Bas jouent un rôle clé grâce à leurs infrastructures et leur expertise.
  • Des avancées technologiques permettent de maintenir le CO₂ à -50 °C et 7 bars de pression.

L’Europe fait un pas significatif vers la réduction des émissions de CO₂ avec le lancement d’un navire innovant destiné à capturer et enfouir le dioxyde de carbone sous la mer du Nord. Ce projet ambitieux, dirigé par INEOS Energy et Wagenborg Offshore, vise à stocker 400 000 tonnes de CO₂ par an, avec une augmentation prévue à 8 millions de tonnes d’ici 2030. Le navire, construit aux Pays-Bas, représente une avancée technologique majeure avec son système de stockage et de transport à basse température et haute pression. Ce projet illustre la détermination de l’Europe à se positionner en leader dans la lutte contre le changement climatique.

Un projet pionnier pour la capture et le stockage du CO₂

Le projet Greensand, soutenu par plusieurs acteurs européens, se distingue par son ambition de capturer le CO₂ à la source, principalement des cheminées industrielles, pour ensuite le liquéfier et l’enfouir dans des gisements géologiques épuisés sous la mer du Nord. Cette initiative pourrait transformer la manière dont l’Europe gère ses émissions, en offrant une solution viable pour le stockage à long terme du dioxyde de carbone. Le navire, récemment baptisé aux Pays-Bas, est un élément central de cette chaîne logistique. Conçu pour transporter le CO₂ liquéfié, il est équipé de technologies avancées pour maintenir le gaz à une température de -50 °C et une pression de 7 bars. Le projet a déjà reçu une validation d’investissement en décembre 2024, marquant le début d’une nouvelle ère pour le captage et le stockage du CO₂.

Cette technologie largement utilisée est une bombe à retardement : découvrez pourquoi la double authentification par SMS met vos données en danger immédiat

Les Pays-Bas et le Danemark en tête de file

Le choix du Danemark comme site d’enfouissement n’est pas anodin. Avec ses gisements d’hydrocarbures épuisés et une politique énergétique audacieuse, le pays offre un cadre idéal pour ce projet. Les procédures administratives simplifiées et une opinion publique favorable ont permis une mise en œuvre rapide du projet Greensand. Le Danemark espère devenir un hub européen pour ces technologies de capture et stockage, en utilisant ses infrastructures pétrolières existantes pour une reconversion géologique. Les Pays-Bas, quant à eux, ont démontré leur expertise en matière de construction navale avec la réalisation de ce navire de haute technologie, consolidant leur position de leader dans le secteur maritime.

L’attente insoutenable prend fin : cette fonctionnalité Netflix tant désirée débarque enfin sur iPhone pour une expérience inédite et immersive

Défis techniques et innovations technologiques

Transporter du CO₂ en phase liquide pose des défis technologiques considérables. Les exigences de température et de pression sont cruciales pour éviter tout relargage involontaire du gaz. Le navire est ainsi équipé de cuves isothermes renforcées et d’un réseau de capteurs sophistiqués pour garantir l’intégrité du transport. Les ingénieurs ont dû surmonter des obstacles tels que la corrosion potentielle due au CO₂ acide et la nécessité de maintenir l’étanchéité des circuits. Les innovations développées pour ce projet s’inspirent des méthaniers et chimiquiers, prouvant que l’industrie maritime peut s’adapter aux besoins environnementaux actuels.

Business, politique, célébrités… Acheter-des-Fans.com, leur solution n°1 pour faire décoller leur influence sur les réseaux sociaux en Afrique

Une vision à long terme pour l’Europe

Le projet Greensand s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Union européenne visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Avec le soutien de financements publics et privés, l’Europe espère créer un marché du captage et stockage du CO₂, essentiel pour atteindre les objectifs climatiques. Des initiatives similaires, comme le projet Northern Lights en Norvège, montrent une tendance croissante vers des solutions de décarbonation. Ces projets illustrent une prise de conscience croissante des défis environnementaux et la volonté de l’Europe de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le réchauffement climatique. La question demeure : jusqu’où l’Europe peut-elle aller pour devenir une véritable pionnière en matière de technologies durables ?

Alors que le projet Greensand prend de l’ampleur, il soulève des questions cruciales sur l’avenir du captage et stockage du CO₂ en Europe. Les défis techniques, les investissements nécessaires et l’acceptation sociale sont autant de facteurs déterminants pour le succès de cette initiative. Quelle sera la prochaine étape pour l’Europe dans sa quête de solutions innovantes pour réduire les émissions de carbone ?

Volana Rasoamanarivo

Économie, politique, sciences et sociétés d’Afrique

Volana Rasoamanarivo

Volana Rasoamanarivo a étudié la biologie à Antananarivo et travaillé comme assistante de recherche sur les forêts humides de l'est de Madagascar. Pour Afriquenligne, elle écrit sur les sciences, l'environnement, le climat et la biodiversité africaine, en s'appuyant sur les publications scientifiques et les données de terrain. Elle garde toujours un carnet de relevés botaniques dans son sac.