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Selon l’ONU, l’Éthiopie doit retravailler ses lois antiterroristes afin de libérer plus de détenus

Ibrahima Sarr Par Ibrahima Sarr
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Selon l’ONU, l’Éthiopie doit retravailler ses lois antiterroristes afin de libérer plus de détenus
Addis Abeba/Crédits photo : Explorizers

L’Organisation des Nations unies a salué les mesures politiques positives prises par le gouvernement éthiopien après la libération de plusieurs hommes politiques détenus plus tôt cette semaine.

Liz Throssell/Crédits photo : PanAm Post

L’Éthiopie doit encore faire plus

Les États-Unis ont toutefois déclaré qu’il restait beaucoup à faire pour libérer davantage de détenus, notamment la nécessité de retravailler les lois antiterroristes, ainsi que d’autres législations qui ciblaient indûment les médias et les activistes. Selon Liz Throssell, une porte-parole des droits de l’homme des États-Unis, l’Éthiopie était dans une phase critique et les États-Unis étaient prêts à offrir leur aide de quelque façon que ce soit. « Nous pensons que l’Éthiopie fait face à une période charnière et c’est pourquoi nous disons que nous sommes prêts à aider l’Éthiopie », a déclaré Throssell. « Aujourd’hui, l’Éthiopie est sur la bonne voie. Nous exhortons le gouvernement à continuer de prendre des mesures afin de libérer les personnes détenues pour avoir exprimé leurs opinions politiques », a ajouté madame Throssell.

Merera Gudina/Source : Amnesty International

Une centaine de détenus politiques déjà libérés

Au début du mois de janvier, le gouvernement a annoncé qu’il mettrait fin aux poursuites contre certains détenus politiques. Le gouvernement prévoit également de les libérer afin de favoriser l’unité nationale. Merera Gudina, un ancien législateur, a été la personnalité la plus en vue parmi la centaine de détenus libérés cette semaine. Il faut rappeler que Gudina, leader du Congrès fédéraliste Oromo (OFC), a été arrêté fin 2016 et a passé plus de 400 jours avant sa libération. Gudina a été accusé de terrorisme avant que les charges ne soient requalifiées en multiples accusations criminelles. Au cours de son procès, il a nié toutes les accusations et a réitéré sa position après sa libération. Il s’est dit prêt à dialoguer avec le gouvernement.

Ibrahima Sarr

Économie, politique, sciences et sociétés d’Afrique

Ibrahima Sarr

Ibrahima Sarr a débuté dans un quotidien de Dakar, où il a couvert les municipales avant de s'intéresser aux réformes institutionnelles du continent. Il écrit pour Afriquenligne sur la politique, la société et l'éducation, en recoupant les déclarations avec les textes et les chiffres publics. Il prépare son café lui-même, trop fort selon ses collègues, et lit les journaux sur papier le samedi.