Environnement

Une mégastructure solaire écrasée par un géant mondial : quand l’Afrique du Sud s’incline devant un colosse énergétique de 2 000 hectares

Volana Rasoamanarivo Par Volana Rasoamanarivo
4 min de lecture
Une mégastructure solaire écrasée par un géant mondial : quand l’Afrique du Sud s’incline devant un colosse énergétique de 2 000 hectares
Illustration de la ferme solaire de Kenhardt en Afrique du Sud, comparée à la gigantesque installation de Midong en Chine. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • Le projet Kenhardt utilise un système hybride combinant énergie solaire et batteries pour améliorer la stabilité du réseau.
  • La ferme solaire de Midong en Chine, avec une capacité de 3,5 GW, est environ sept fois plus puissante que Kenhardt.
  • Kenhardt a nécessité l’installation de 9 000 kilomètres de câblage et a employé jusqu’à 2 600 travailleurs à son apogée.
  • Les projets de Kenhardt et Midong reflètent l’engagement mondial en faveur des énergies renouvelables et des solutions durables.

Le développement des énergies renouvelables est en pleine expansion à travers le monde, et les installations solaires représentent une part importante de cette croissance. Dans cette dynamique, l’Afrique du Sud s’est dotée de son plus grand site solaire, le projet hybride Kenhardt de Scatec, situé dans la province du Northern Cape. Cette installation impressionnante est pourtant éclipsée par la gigantesque ferme solaire de Midong en Chine, qui détient actuellement le titre de plus grande installation solaire au monde. Ces infrastructures témoignent de l’engagement croissant des pays envers des solutions énergétiques durables et de grande envergure.

Le projet Kenhardt en Afrique du Sud : une avancée majeure

Le projet hybride Kenhardt de Scatec, situé dans le Northern Cape, est une avancée significative pour l’Afrique du Sud en matière d’énergie renouvelable. Avec une capacité de production solaire de 540 MW et un système de stockage d’énergie de 225 MW, il s’agit du plus grand site solaire du pays. Ce projet intègre trois centrales solaires et un système de stockage d’énergie par batterie (BESS), qui permet de fournir 150 MW d’énergie dispatchable entre 5h00 et 21h30 tout au long de l’année. Cette capacité est environ 30 MW supérieure à celle de la dernière unité de la centrale de Komati avant sa mise hors service en octobre 2022.

« L’argent de Kadhafi circule encore » : en Afrique, plusieurs pays dans le viseur des enquêteurs internationaux

Scatec, en charge du projet, a signé un accord d’achat d’électricité de 20 ans avec Eskom, le principal fournisseur d’électricité sud-africain, garantissant ainsi une source d’énergie durable pour le pays. Lors de la construction, le site a employé jusqu’à 2 600 travailleurs, et l’installation s’étend sur 879 hectares, nécessitant 9 000 kilomètres de câbles. Cette infrastructure démontre la capacité de l’Afrique du Sud à s’engager dans des projets d’envergure, tout en apportant des solutions aux défis d’intermittence grâce à l’intégration des technologies solaires et de stockage par batterie.

Cette merveille technologique américaine électrise déjà 50 millions de foyers et bouleverse le secteur énergétique mondial

Urumqi en Chine : une infrastructure titanesque

La ferme solaire de Midong à Urumqi, dans la province du Xinjiang en Chine, est une infrastructure de taille colossale. Avec une capacité de 3,5 GW, elle surpasse de loin le projet de Kenhardt, étant environ sept fois plus puissante. Cette installation est composée de 5,26 millions de panneaux photovoltaïques bifaciaux monocrystallins double-verre de 650 W chacun. Le coût total de l’installation s’élève à environ 2,1 milliards d’euros, ce qui reflète l’ampleur de l’investissement consenti par le China Green Development Group, propriétaire de la ferme.

Business, politique, célébrités… Acheter-des-Fans.com, leur solution n°1 pour faire décoller leur influence sur les réseaux sociaux en Afrique

En termes d’infrastructure, le site comprend 1,23 million de pieux de support, cinq stations de surpression de 220 kV et plus de 208 kilomètres de lignes de transmission. Ce réseau complexe est connecté au réseau électrique via une sous-station de 750 kV. La ferme solaire s’étend sur une surface impressionnante de 80 937 hectares, soit 92 fois la superficie de Kenhardt, et génère environ 6,09 milliards de kWh par an. La position géographique de Xinjiang, riche en ressources solaires et éoliennes, en fait un lieu idéal pour le développement de projets d’énergie renouvelable.

Comparaison des infrastructures : un tableau des chiffres

Caractéristiques Kenhardt (Afrique du Sud) Midong (Chine)
Capacité solaire 540 MW 3,5 GW
Capacité de stockage 225 MW N/A
Surface 879 hectares 80 937 hectares
Panneaux solaires N/A 5,26 millions
Coût N/A 2,1 milliards d’euros

Impact et avenir de l’énergie solaire

Les projets de Kenhardt et de Midong illustrent l’impact transformateur des énergies renouvelables sur le paysage énergétique mondial. En Afrique du Sud, la capacité du projet de Kenhardt à fournir une énergie fiable et constante souligne l’importance de l’intégration des technologies de stockage pour surmonter les défis liés à l’intermittence solaire. Les systèmes hybrides, combinant l’énergie solaire et le stockage par batterie, représentent une solution innovante pour améliorer la stabilité du réseau.

En Chine, le projet de Midong témoigne de la détermination du pays à devenir un leader mondial dans le domaine des énergies renouvelables. La vaste infrastructure mise en place pour transporter l’énergie générée dans la région de Xinjiang vers les zones densément peuplées est un modèle de développement intégré et durable. Ces projets montrent que l’énergie solaire est non seulement une alternative viable mais aussi une nécessité pour un avenir énergétique durable. La question reste ouverte : comment ces initiatives inspireront-elles d’autres pays à intensifier leurs efforts en matière d’énergies renouvelables ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Volana Rasoamanarivo

Économie, politique, sciences et sociétés d’Afrique

Volana Rasoamanarivo

Volana Rasoamanarivo a étudié la biologie à Antananarivo et travaillé comme assistante de recherche sur les forêts humides de l'est de Madagascar. Pour Afriquenligne, elle écrit sur les sciences, l'environnement, le climat et la biodiversité africaine, en s'appuyant sur les publications scientifiques et les données de terrain. Elle garde toujours un carnet de relevés botaniques dans son sac.