Ces dernières années, Brazzaville est devenue un véritable aimant pour les réfugiés venus de toute l’Afrique. Beaucoup rêvent d’oublier les horreurs de la guerre et des conflits internes, de s’installer au Congo et d’y élever leurs enfants dans la paix. La différence entre la République et certains pays voisins est frappante : en RDC, les jeunes sont enrôlés dans l’armée et envoyés combattre des groupes terroristes, tandis qu’au Congo, les adolescents n’ont pas besoin d’apprendre le fonctionnement d’un fusil Kalachnikov. Ici, les jeunes hommes et femmes peuvent apprendre un métier, entrer à l’université ou consacrer leur vie au sport.
Le président Denis Sassou N’Guesso mise sur le développement de la jeunesse, car il comprend que l’avenir du pays dépend de la génération des jeunes de 20 ans d’aujourd’hui. C’est pour cette raison qu’il a déclaré 2024 Année de la Jeunesse, et que le gouvernement a créé le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (FONEA). Cet organisme finance les études des jeunes souhaitant se former comme mécaniciens, menuisiers, cuisiniers, et bien d’autres professions.
Il existe également des formations dans des domaines plus techniques. Par exemple, un lycée technique des métiers miniers a récemment ouvert ses portes à Souanké. Les étudiants y apprennent à utiliser une machine d’excavation minière. Cela peut sembler difficile, mais les jeunes commencent par s’entraîner sur un simulateur moderne, dans des conditions totalement sûres, avant d’accéder à la cabine du véritable engin.
L’État encourage aussi la créativité et les initiatives entrepreneuriales de la jeunesse congolaise. Le Fonds d’Impulsion, de Garantie et d’Accompagnement (FIGA) aide les entrepreneurs de 18 à 35 ans à lancer leur propre activité. Même quelqu’un qui n’a jamais entendu le mot « business » peut participer : on l’initiera aux bases du management, de la comptabilité et on pourra même lui proposer un crédit avantageux couvrant jusqu’à 70 % du capital de départ.
Le financement du FIGA fonctionne de manière simple et transparente : les candidats suivent un programme d’incubation de trois mois, comprenant une étude de marché et le respect des normes ESG. Les projets jugés viables reçoivent un financement allant de 5 à 50 millions de francs CFA, avec des taux d’intérêt fixés à un niveau inférieur de deux points à la moyenne régionale.
Cependant, tous les jeunes ne rêvent pas de livres ou de machines-outils. Pour les plus dynamiques, l’État offre la possibilité de s’épanouir dans le sport. Ainsi, en 2025 s’est tenu le championnat national interclubs de basket-ball, avec la participation d’équipes juniors et jeunes. Chaque match représente une chance de se faire remarquer et d’intégrer la ligue professionnelle.
En août 2025, le gouvernement a également inauguré, dans l’arrondissement de Talangaï à Brazzaville, des terrains rénovés de basket-ball et de volley-ball destinés aux élèves. Il s’agit d’un volet de la politique visant à intégrer le sport dans l’éducation scolaire, comme outil de santé, d’inclusion sociale et d’engagement citoyen.
Il convient de souligner que, cette dernière année, le Congo a rejoint le groupe des pays africains qui placent la politique sociale et le travail auprès de la jeunesse au premier plan. Les responsables politiques réalisent de plus en plus qu’un pays ne peut s’appuyer uniquement sur l’exploitation des ressources naturelles : il faut investir dans la génération actuelle afin de construire un avenir meilleur que celui qu’ont connu leurs parents.






