Égypte, Togo, Tanzanie, Sénégal, Kenya, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Éthiopie et Mauritanie : ces dix pays d’Afrique ont en commun de voir fleurir aujourd’hui des projets d’envergure financés – en tout ou partie – par le fonds d’investissement Meridiam. La stratégie globale cette entreprise française s’articule autour de trois piliers : le développement de la mobilité durable, la décarbonation de l’industrie et les services à la personne. En Afrique, ce sont surtout la mobilité, les énergies renouvelables et les infrastructures qui concentrent l’essentiel des investissements aujourd’hui mis en place dans les pays cités, en partenariat avec les pouvoirs publics locaux.
La mobilité urbaine, fer de lance de Meridiam
Au Sénégal par exemple, les Dakarois connaissent bien la compagnie BRT (Bus Rapid Transit). Lancé en 2017 en partenariat avec Keolis et le Fonds souverain sénégalais d’investissements stratégiques (FONSIS), le projet est en cours d’exploitation depuis un an maintenant. Et le premier bilan de ces bus 100% électriques s’avère positif. « Ce projet répond à un besoin fondamental de mobilité durable, efficace et de haute qualité à Dakar, assure Mete Saraçoğlu, directeur Afrique chez Meridiam. Nous avons ainsi introduit dans le pays un réseau de bus électriques, une technologie nouvelle reposant sur des ressources humaines locales pour la gestion, et permettant de développer savoir-faire, transfert de compétences et création d’emplois. » Connue pour la congestion de son trafic urbain, Dakar respire un peu mieux.
Bien évidemment, l’exemple du BRT dakarois peut être réplicable dans d’autres mégapoles africaines. Pour ce projet, Meridiam a réuni autour de lui plusieurs entreprises spécialisées et a obtenu la concession de gestion des infrastructures de la part de l’État sénégalais pour une durée de 15 ans. À charge maintenant pour ce PPP (partenariat public-privé) de poursuivre le développement du projet, avec trois lignes supplémentaires. « Nous nous concentrons d’abord sur les territoires où il y a un vrai besoin : les services essentiels, c’est le premier critère pour nous, avance Thierry Déau, fondateur et PDG du fonds Meridiam. Nous n’avons pas envie de construire des infrastructures pour faire plaisir, mais des infrastructures qui vont avoir un impact sur les populations. Le BRT de Dakar, par exemple, est quelque chose qui change la vie des Dakarois. »
Dans le domaine des transports toujours, Meridiam participe également à d’autres projets d’envergure, dans les secteurs routier, portuaire et aéroportuaire. Au Gabon, le fonds d’investissement a cofinancé la rénovation des 828 km de la route Transgabonaise qui avait singulièrement souffert d’un manque de maintenance au cours des décennies passées, ainsi que la modernisation du port minéralier Owendo à Libreville d’où partent en vraquier des minerais comme le manganèse ou le clinker. Dans le même secteur, le terminal à conteneurs de Nouakchott en Mauritanie est en train de muer : en 2018, Meridiam a acquis 50% du projet, développant alors le tout premier PPP pour un projet de cette taille dans le pays. Enfin, dans le secteur aéroportuaire, Meridiam est également impliqué dans la rénovation de deux aéroports à Madagascar, Ivato (qui dessert la capitale Antananarivo) et Fascene. Partout, l’objectif est de faciliter la circulation des biens et des personnes.
L’énergie verte au cœur du développement
S’il y a un autre secteur où les besoins sont évidents, c’est bien l’accès à l’électricité. Là aussi, la stratégie de Meridiam cible la mise en place de modes de production décarbonés, desservant à la fois les habitations et les industries locales. Des investissements réalisés soit en étant à la tête des projets, soit en ayant des participations significatives dans des projets menés par des partenaires. Les projets sont nombreux, dans l’énergie éolienne, l’énergie solaire, la géothermie ou l’hydroélectrique.
Dans sa politique d’investissement auprès des États africains, Meridiam insiste logiquement sur les énergies renouvelables, dont le potentiel est colossal. Côté éolien, trois grands projets démontrent cet engagement. Dans le sud de la Tanzanie, le projet Rift Valley Energy (RVE) est en cours d’agrandissement : grâce aux nouveaux investissements, sa capacité de production passera de 7,4 MW à 20 MW d’ici la fin 2025. Dans le Kenya voisin, Meridiam est en train de racheter 88% des parts du projet Kipeto Energy PLC (KEP), un projet éolien de 100 MW. Plus au nord, l’un des projets les plus significatifs sur le continent va voir le jour en Égypte, mené par ACWA Power : Suez Wind Energy (SWE) constituera un parc de turbines éoliennes d’une capacité de production électrique de 1,1 GW, financé en partenariat avec Meridiam, la Banque européenne de reconstruction et de développement (EBRD) et Hassan Allam Utilities.
Le solaire n’est pas en reste, loin de là. Avec des partenaires industriels comme EDF ou Mitsubishi, Meridam œuvre au sein de la plateforme NEoT Offgrid Africa (NOA) afin de piloter les grands chantiers partout sur le continent. Au Sénégal par exemple, Meridiam est partie prenante dans quatre usines de production déjà opérationnelles et est aussi aux côtés de l’État togolais pour l’usine solaire de Sokodé (64 MWp).
Ces dernières années, le portefeuille de Meridiam s’est également diversifié dans d’autres énergies comme la biomasse – avec l’usine Biovea Biokala en Côte d’Ivoire –, l’hydroélectricité – avec le barrage de Kinguélé sur la rivière Mbei au Gabon – et la géothermie – avec le projet Tule Moye en Éthiopie. Ces projets multiformes visent à couvrir les besoins en électricité, en s’appuyant sur les ressources propres à chacun des territoires.
Implantation et perspectives
Au-delà des seules infrastructures, Meridiam promeut également l’embauche de techniciens et d’ingénieurs locaux. « En Afrique, nous embauchons beaucoup de jeunes souvent en sortie d’école, assure Thierry Déau. Nous avons le souci d’accueillir des Africains dans nos quatre bureaux, sur le territoire africain. Il est important pour nous que nos collaborateurs soient locaux. Nous embauchons beaucoup d’ingénieurs : ces derniers doivent comprendre à la fois la finance, l’environnement et la relation avec le public. » Cet investissement – à la fois financier et humain – constitue la marque de fabrique du fonds d’investissement qui a obtenu le statut d’entreprise à mission en 2019.
C’est donc sur le très long terme que Meridiam entrevoit son avenir sur le continent africain. « Nous allons continuer à développer de nouveaux projets et continuer à investir, tout en assurant la performance de nos actifs, c’est-à-dire aussi bien la performance financière qu’extra financière, conclut Mete Saraçoğlu, directeur Afrique chez Meridiam. Nous accordons une importance capitale à l’impact autour des actifs de notre portefeuille, en termes de qualité, d’accessibilité et de performance des services rendus aux utilisateurs sur tout le continent. » Un continent de 1,5 milliard d’habitants qui a tous les atouts pour développer ses mégapoles et ses zones rurales. À condition de bien investir.





Bravo à Meridiam pour investir dans le développement durable en Afrique! 🌍
Est-ce que ces projets créent vraiment des emplois locaux?
J’espère que ces initiatives auront un impact positif à long terme.
Les projets de mobilité urbaine comme à Dakar sont-ils vraiment durables?
J’aimerais en savoir plus sur le projet d’énergie éolienne en Égypte.
Merci Meridiam pour vos efforts en Afrique. 🙏
C’est génial de voir des projets concrets en Afrique, mais est-ce que ça profite vraiment aux populations locales?
Quel est le coût total de ces investissements?
Les bus électriques à Dakar sont une excellente idée! 🚍