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La montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA) a transformé de nombreux aspects de nos vies, mais elle soulève également des préoccupations environnementales importantes. Face à ces défis, une coalition mondiale, composée de plus de 100 partenaires, a été créée pour guider l’IA vers un chemin plus durable sur le plan environnemental. Cette initiative, menée par la France en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Union internationale des télécommunications (UIT), vise à unir les acteurs clés de la chaîne de valeur de l’IA pour des dialogues et des initiatives collaboratives ambitieuses.
Les objectifs ambitieux de la coalition pour une IA durable
La coalition pour une intelligence artificielle durable s’est fixée des objectifs ambitieux afin de transformer la manière dont l’IA est développée et utilisée. Elle cherche notamment à réduire l’empreinte carbone des technologies d’IA, à diminuer la pollution et à préserver la biodiversité. Une attention particulière est accordée à la protection des océans et à l’exploitation responsable des ressources naturelles pour garantir que l’humanité reste dans les limites planétaires.
Pour atteindre ces objectifs, la coalition adopte une approche collaborative, réunissant gouvernements, universités, société civile et secteur privé. L’accent est mis sur la création de méthodes et de métriques standardisées pour mesurer l’impact environnemental de l’IA. De plus, des cadres d’analyse du cycle de vie complets pour le reporting et la divulgation sont développés, ainsi que la priorisation de la recherche sur les technologies d’IA durables.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique mondiale où de nombreux pays adoptent des recommandations non contraignantes pour l’utilisation éthique de l’IA, notamment en matière d’environnement. Toutefois, le paysage politique reste encore peu structuré, ce qui rend d’autant plus cruciale l’action de cette coalition.
Le rôle du Sommet de l’IA de Paris
Le Sommet de l’IA de Paris a été un moment décisif pour l’intégration de la transition écologique dans le débat international sur l’IA. Lors de cet événement, des dirigeants politiques, des chefs d’organisations internationales, des PDG, des universitaires et des artistes se sont réunis pour discuter des moyens de soutenir l’innovation en IA tout en respectant les droits et en garantissant un développement technologique au service de l’humanité.
L’accent a été mis sur la nécessité de concevoir des algorithmes et des infrastructures d’IA qui consomment moins d’énergie. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné l’importance de cette approche pour réduire la pression exercée par les systèmes d’IA intensifs en énergie sur notre planète. Intégrer l’IA dans les réseaux intelligents pour optimiser l’utilisation de l’énergie est crucial, a-t-il déclaré.
Le Sommet a également permis de lancer officiellement la coalition pour une IA durable, avec plus de 90 membres, dont 37 entreprises, engagées dans cette initiative ambitieuse. La France, par la voix de sa ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a exprimé sa fierté d’organiser ce premier forum dédié à l’IA verte et à l’IA pour le développement durable.
Les initiatives récentes pour une IA et un environnement durables
De nombreuses initiatives ont vu le jour pour renforcer la base de connaissances autour de l’IA et de l’environnement. Le National Institute for Research in Digital Science and Technology (INRIA) et le ministère français de la Transition écologique ont, par exemple, publié un document de position qui identifie les défis à relever pour maximiser les effets positifs des systèmes d’IA tout en limitant leur impact environnemental.
Parmi ces initiatives, le Frugal AI Challenge a marqué les esprits. Ce premier hackathon combinant IA et sobriété énergétique a réuni plus de 60 équipes de scientifiques des données autour de l’enjeu inédit de concevoir des modèles d’IA liés aux problématiques environnementales, tout en optimisant leur efficacité énergétique. Cette compétition a permis de développer des outils pour détecter la désinformation climatique, analyser les régions à risque d’incendie et identifier la déforestation illégale.
Par ailleurs, un groupe de travail international sur l’utilisation de l’IA générative pour l’accès aux connaissances environnementales a été créé. Son objectif est de développer un guide des meilleures pratiques pour l’utilisation efficace et éthique de l’IA générative, afin de faciliter l’accès aux documents environnementaux. Cette démarche s’inscrit dans une initiative plus large de Green Digital Action, lancée par l’UIT, avec un pilier thématique dédié à l’informatique verte.
L’empreinte environnementale de l’IA : défis et perspectives
Les recherches montrent que l’IA a le potentiel de contribuer à résoudre certains des plus grands défis environnementaux mondiaux, tels que le suivi des dragages de sable destructeurs et la cartographie des émissions de méthane, un gaz à effet de serre puissant. Cependant, il est crucial de reconnaître que l’explosion de l’IA et de son infrastructure associée a également un impact négatif, notamment en ce qui concerne les déchets électroniques générés et la consommation élevée d’électricité et d’eau par les centres de données abritant des serveurs d’IA.
En 2024, le PNUE a publié une note explorant l’empreinte environnementale de l’IA et la manière dont cette technologie peut être déployée de manière durable. Ce document fait suite à un rapport majeur du PNUE, Navigating New Horizons, qui examine les promesses et les dangers de l’IA. En 2025, le PNUE publiera un guide pour encourager les achats publics et privés vers des centres de données écoénergétiques. Ces lignes directrices seront basées sur les meilleures pratiques internationales et les normes mondiales établies, telles que le Code de conduite européen, Energy Star et ISO/IEC 30134.
La question demeure : comment les parties prenantes peuvent-elles collaborer efficacement pour garantir que l’impact net de l’IA sur la planète soit positif à mesure que la technologie continue de se déployer rapidement ?






Génial ! Enfin une initiative qui prend en compte l’écologie dans l’IA 🌿
Mais est-ce vraiment possible de rendre l’IA verte quand on sait combien elle consomme d’énergie ? 🤔
Merci pour cet article ! C’est rassurant de voir que des efforts sont faits pour un avenir plus durable.
Quelqu’un sait si d’autres pays participent à cette coalition ou c’est juste la France ?
Une initiative ambitieuse, mais comment mesureront-ils réellement l’impact écologique ?
Je suis sceptique. Beaucoup de bla bla mais peu d’actions concrètes, non ?